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Day / Jour 1 (24.12.2005)

 

J’ai pris la décision de ne pas aller me coucher pour tenter de contrer le décalage horaire avant même qu’il ne m’affecte. Notre vol était à 6:30 le matin et nous devions donc être à l’aéroport deux heures à l’avance. Si on doit se lever à 3:00 du matin pourquoi donc essayer de dormir?

En sachant que nous allions devoir transiter par nos chers voisins du sud, nous nous étions préparés au pire : files d’attente à perte de vue (« Trois heures et demi d’attente à partir de ce point. »), fouilles interminables de nos bagages («Avez-vous préparé vous-même vos valises? » « Ces biscuits sont-ils faibles en gras? » « Que comptez-vous faire avec des Tylenol en Thaïlande? » « Pourquoi n’y a-t-il pas de photos dans votre appareil digital? » « Pourquoi votre sac est-il vert? Seriez-vous par hasard associé au IRA? »), des mises à nu tout à fait justifiées (« Levez les bras, je dois vérifier vos aiselles pour être certain que rien ne s’y cache. » « Avez-vous des poux susceptibles d’être utilisés pour une attaque biologique sur le territoire américain? » « Que cachez-vous dans votre graisse abdominale? »), interrogatoires des plus compromettants (« Savez-vous qui était le 7è président américain? Non? Pourquoi donc? Vous détestez les États-Unis d’Amérique?» « Aviez-vous l’intention de vous faire passer pour un terroriste en vous rasant la tête et en vous faisant poussez un pinche? »)...

Heureusement, rien de la sorte ne s’est produit, à part une fouille plus complète que les autres, à Montréal. On m’a dit qu’ils procédaient à une fouille aléatoire. Eh bien, je me suis trouvé parmi les heureux gagnants. On a fouillé mon sac, ouvert mon ordinateur portable (« Où se trouve la batterie? » « Euh... je sais pas? ») et palpé le haut du corps sensuellement. Tout s’est très bien déroulé et j’ai pu rejoindre Rujira qui, se tenant tout près, a pu suivre la scène d’un oeil amusé. Elle n’a pas cru l’explication de la « fouille aléatoire » et d’après elle, j’ai été victime de discrimination, conséquence de mon apparence de terroriste...

Le vol d’Air Canada jusqu’à Washington (un peu moins de deux heures) s’est déroulé dans le calme. J’ai dormi quelque peu.

Nous avons dû attendre environ trois heures à Washington pour notre prochain vol. À notre arrivée, aucune fouille n’est venue nous déshabiller, aucune question nous désarçonner, aucune file d’attente nous décourager. Bref, le calme plat. Faut dire que les douanes américaines au Canada ont apparemment remplacé le tout. C’était tout de même surprenant de ne pas avoir à passer dans un détecteur de métal, même si nous n’étions qu’en transit.

Une pizza (10.00$ US... et même pas bonne) et une carte d’appel (« Bonjour maman! Nous avons survécu! ») plus tard, nous sommes montés à bord d’un 777 d’All Nippon Airways pour l’habituel affreux vol de 14 heures. 14 heures, c’est deux journées de travail à Foster, encore plus long que les trois versions longues de Lord of the Rings l’une à la suite de l’autre. Parlant de film, je me suis tapé « Fantastic 4 », film que je voulais voir depuis longtemps. C’était bof. Sinon, le vol en tant que tel s’est bien passé, mais la présence d’un bébé d’environ trois mois quelques rangées devant nous a efficacement empêché de dormir. Jeune bébé ou non, au bout du 14 heures nous avions envie de lui injecter un puissant anasthésique puisque de vouloir lui donner une bonne claque aurait pu paraître un peu... contre la morale.


I made the choice not to sleep at all to try to counter the jet lag. Our flight was at 6:30 in the morning and we therefore had to make it to the airport two hours prior to that scheduled take off time. If we have to get up at 3:00 in the morning, why try to sleep at all?

Knowing that we would have to get our first connecting flight in the USA, we were prepared for the worse: waiting lines as far as the eye can see (“Three hours and a half of waiting from this point onwards”), endless searches of our luggage (“Did you pack your belongings yourselves?” “Are these cookies low in fat?” “What do you intend to do with Tylenol in Thailand?” “Why are there no pictures in your digital camera?” “Why is your bag green? Could it be that you are affiliated with the IRA?”), absolutely justified strip searches (“Raise your arms, I need to make sure nothing is hidden under your armpits.” “What are you hiding in your abdominal grease?”), compromising questions (“Do you know who the seventh American President was? No? Why? Is it because you hate the United States of America?” “Was it your intention to look like a terrorist by shaving your head and growing a goatee?”)…

Fortunately, nothing of the sort happened, except a little upper body search more thorough than others. I was told that they were doing a random search. Well, I guess I was one of the lucky winners. My bag was searched, my laptop opened (“Where is the battery? Err… I don’t know?”) and my upper body palpated sensuously. Everything went well and I went to meet Rujira who had been watching the entire scene nearby with an amused eye. She didn’t buy the “random search” explanation and to her, I was victim of discrimination, consequence of my terrorist appearance…

The Air Canada flight to Washington (a little less than two hours) went well and was calm. I slept a bit.

We had to wait about three hours in Washington for our next flight. Upon our arrival, no search made us undress, no questions puzzled us and not a single waiting line was there to discourage us. Everything was quiet. Apparently, the customs in Canada took care of everything. It was quite surprising not to have to pass through metal detectors, even if we were only in transit.

A pizza (US $10.00... and not even delicious) and a calling card later (“Hi mom! We made it in one piece!”) later, we went aboard a 777 of All Nippon Airways for the excruciating 14-hour flight. 14 hours is two working days at Foster and even longer than the director’s cut versions of the three Lord of the Rings movies watched back to back. Speaking of movies, I watched “Fantastic 4”, which I wanted to see for a long time. It was not that good. The flight in itself went well, but an infant of about three months a few rows in front of us effectively made us sleep-deprived. Infant or not, after 14 hours we just felt like injecting a powerful anaesthetic in his tiny arm since slapping him would have seemed a little bit… immoral.



L'aéroport de Narita, Tokyo. / Narita airport in Toyko.

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